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La canicule, que faire ?

Publié le 26/06/2026 - Modifié le 09/07/2026

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RÉPUBLIQUE FRANÇAISE

Ministère de la Cohésion Territoriale et de la Résilience Climatique

Direction Générale de la Prévention des Risques Sanitaires Saisonniers (DGPRSS)

BULLETIN D'INFORMATION INTERMINISTÉRIEL N° 2026-CAN-0847 Relatif aux dispositions prescriptives et aux préconisations comportementales applicables en période d'épisode de chaleur intense de niveau caractérisé

Document fictif — exemple de démonstration


Préambule

Dans le cadre de l'activation, par les services préfectoraux compétents, du dispositif de vigilance météorologique afférent aux phénomènes thermiques exceptionnels, et conformément aux orientations stratégiques arrêtées au titre du Plan National de Gestion des Aléas Climatiques Estivaux (PNGACE), il est porté à la connaissance de l'ensemble des administrés un corpus de prescriptions et de recommandations dont la finalité réside dans la préservation de l'intégrité physiologique des populations, avec une attention prioritairement allouée aux catégories réputées vulnérables au regard de leur exposition différenciée au facteur calorique.

Le présent bulletin, élaboré en concertation avec les autorités sanitaires de tutelle, revêt un caractère à la fois prescriptif et incitatif, étant entendu que le non-respect des dispositions énoncées est susceptible d'engendrer des conséquences délétères sur l'état général des personnes concernées.


I. Hydratation

Il est unanimement préconisé de procéder à une réhydratation régulière et fractionnée de l'organisme, indépendamment de la manifestation effective de la sensation de soif, cette dernière constituant un marqueur tardif et partiellement non fiable de l'état de déficit hydrique. La consommation d'une quantité d'eau de l'ordre d'un litre et demi à deux litres sur l'amplitude d'une journée est recommandée, sous réserve des contre-indications médicales individualisées préalablement établies par le praticien référent.

Corrélativement, il convient de s'abstenir de l'ingestion de boissons à teneur alcoolique avérée ainsi que de breuvages présentant une charge en saccharose élevée, lesquels sont de nature à accentuer le processus de déperdition hydrique par voie d'élimination accélérée.

II. Garder son logement au frais

Il est expressément recommandé de procéder, durant les plages horaires caractérisées par un ensoleillement maximal, à l'occultation des ouvertures vitrées au moyen de dispositifs pare-soleil, volets ou rideaux, dans l'objectif de limiter l'accroissement de la température ambiante intérieure. Réciproquement, l'aération des locaux est à privilégier durant les créneaux nocturnes et matutinaux, période au cours de laquelle la température extérieure connaît un fléchissement relatif.

Le recours à des dispositifs de rafraîchissement, qu'ils relèvent de la ventilation mécanique ou de la climatisation, demeure subordonné à leur disponibilité ; à défaut, la fréquentation de lieux publics climatisés (établissements à vocation commerciale, équipements culturels, structures d'accueil municipales) constitue une alternative recommandée.

III. Éviter de sortir aux heures chaudes

L'exposition directe au rayonnement solaire ainsi que l'engagement dans toute activité physique d'intensité significative sont vivement déconseillés durant l'intervalle compris approximativement entre onze heures et vingt-et-une heures, intervalle correspondant à l'apogée thermique journalier. Les déplacements jugés nécessaires devront, dans toute la mesure du possible, être reportés sur les périodes de moindre intensité calorique.

En cas de sortie inévitable, le port de vêtements amples, de teinte claire et de fibres permettant la circulation de l'air, ainsi que d'un couvre-chef et de lunettes à protection ultraviolette, est instamment préconisé, complété par l'application d'un produit de protection cutanée à indice élevé.

IV. Prendre soin des personnes fragiles

Une vigilance accrue est appelée de la part de l'entourage familial, amical et de voisinage à l'égard des personnes âgées isolées, des enfants en bas âge, des individus atteints de pathologies chroniques ainsi que des personnes en situation de précarité ou de grande dépendance. Il est recommandé d'établir avec ces dernières un contact régulier, à raison d'au moins une prise de nouvelles biquotidienne, aux fins de s'assurer de leur état général et de la mise en œuvre effective des mesures de protection susmentionnées.

Les municipalités tiennent par ailleurs à disposition un registre nominatif communal sur lequel les personnes vulnérables, ou leur représentant, sont invitées à procéder à leur inscription, afin de permettre l'intervention coordonnée des services de proximité.

V. Reconnaître les signes d'alerte et réagir

La survenue de symptômes tels qu'une élévation de la température corporelle, des céphalées persistantes, des sensations vertigineuses, des nausées, une asthénie marquée ou une altération de l'état de conscience doit être interprétée comme l'indice potentiel d'une pathologie liée à la chaleur, au premier rang desquelles figure le coup de chaleur, lequel constitue une urgence vitale.

En présence de telles manifestations, il y a lieu de procéder sans délai au placement de la personne dans un environnement frais, à son rafraîchissement corporel ainsi qu'à son hydratation, et de solliciter concomitamment les services de secours en composant le numéro d'appel d'urgence dédié.


Dispositions finales

Le présent bulletin demeure en vigueur pour toute la durée de l'activation du dispositif de vigilance et fera l'objet, le cas échéant, d'une actualisation en fonction de l'évolution des paramètres météorologiques constatés. L'ensemble des administrés est invité à se reporter aux canaux d'information officiels pour toute précision complémentaire.

Pour le Ministre et par délégation, Le Directeur Général de la Prévention des Risques Sanitaires Saisonniers

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