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Particularités alimentaires chez votre proche autiste : comprendre et accompagner au quotidien

Publié le 24/04/2026 - Modifié le 20/07/2026

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Cette page vous aide à comprendre ces comportements et à mettre en place des solutions concrètes à la maison. 

Fiche réalisée avec le concours du Centre de ressources autisme Rhône-Alpes. 

Suis-je concerné ? 

Vous pouvez être concerné si votre proche autiste présente l’une des particularités suivantes : 

  • refuse de nombreux aliments, 
  • a des habitudes (routines) alimentaires très strictes, 
  • réagit fortement à certaines textures ou odeurs, 
  • présente du stress pendant les repas. 

Comprendre l’essentiel 

Les difficultés alimentaires sont fréquentes chez les personnes autistes. Elles ne relèvent pas d’un caprice Elles ne relèvent pas d’un caprice. Elles sont liées à des particularités sensorielles et au besoin de repères

Un aliment peut être refusé pour sa texture, son odeur ou son apparence. 

Les routines alimentaires permettent à la personne de se rassurer face à un environnement perçu comme imprévisible. 

Les repas en groupe peuvent être difficiles à cause du bruit et des interactions. 

Mes démarches / comment faire  ?

Vous pouvez apaiser les repas et accompagner votre proche progressivement. 

La première étape est d’adapter l’environnement. 

Réduisez le bruit, simplifiez la présentation des aliments et proposez un cadre stable. 

Il est important de ne pas forcer : la contrainte peut augmenter l’anxiété et renforcer le refus alimentaire. 

Un planning visuel des repas de la semaine peut diminuer le stress lié aux repas, cela peut faciliter ce moment. 
Ce planning peut être élaboré en lien avec votre proche si c’est possible. Il est possible d’alterner de nouveaux repas avec des repas « copains ». 

Introduisez les aliments progressivement. 

Proposez de très petites quantités, surtout s’il s’agit d’un nouvel aliment ou d’un aliment en cours de découverte. 

Laissez le temps de regarder, toucher, sentir avant de goûter. 

Il n’est pas obligatoire de goûter systématiquement, on peut proposer de découvrir les aliments avant de les manger. 

Mettez en place des routines. 

Des horaires fixes et un planning visuel peuvent rassurer votre proche. 

Valorisez chaque progrès. 

Même une petite étape est importante. 
Votre posture est essentielle. 

Restez patient, bienveillant et attentif aux signes de douleur ou d’inconfort. 

À qui m’adresser ? 

Vous pouvez trouver un accompagnement adapté. 

N’hésitez pas à consulter si : 

  • l’alimentation devient très restreinte, 
  • votre proche perd du poids, 
  • les repas deviennent conflictuels. 

Les professionnels à mobiliser : 

  • un médecin pour vérifier la santé de votre proche, 
  • un diététicien pour adapter son alimentation, 
  • un orthophoniste ou un ergothérapeute pour travailler la mastication ou les sensations, 
  • un psychologue pour réduire l’anxiété. 

Ressources complémentaires

À retenir

Les difficultés alimentaires sont fréquentes dans l’autisme. Elles sont liées aux sensations et au besoin de repères. 
Il ne faut pas forcer à manger. 
Un accompagnement progressif permet d’améliorer la situation. 

  • Vidéo Surpoids obésité chez la personne avec TSA – APHP :  
  • Vidéo Alimentation CHU Sainte-Justine :  
  • Vidéo TSA et alimentation toutes nos différences :  
  • Vidéo EDI formation sélectivité alimentaire :  
  • Vidéo de Joseph Schovanec au sujet de l’alimentation :  

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