Particularités alimentaires quand on est une personne autiste : comprendre et trouver des solutions

Publié le 24/04/2026 - Modifié le 04/06/2026

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Certains aliments vous dérangent, les repas vous stressent ou vous avez des habitudes très précises ? 

Cette page vous aide à comprendre ces difficultés et à trouver des solutions concrètes pour rendre les repas plus simples et plus confortables. 

Suis-je concerné ? 

Vous pouvez être concerné si vous êtes une personne autiste et que vous vivez l’une ou l’autre de ces situations : 

  • vous mangez un nombre très limité d’aliments, 
  • certaines textures, odeurs ou couleurs vous dérangent fortement, 
  • vous avez besoin que les repas soient toujours identiques, 
  • les repas provoquent du stress ou de l’angoisse, 
  • vous avez du mal à ressentir la faim ou la satiété. 

Comprendre l’essentiel 

Les difficultés alimentaires sont fréquentes chez les personnes autistes. Elles peuvent apparaître à tout âge. 

Elles ne correspondent pas à un trouble du comportement alimentaire classique. Elles sont liées à un rapport particulier à la nourriture et aux sensations. 

Plusieurs facteurs peuvent expliquer ces difficultés. Par exemple : 

  • Certaines personnes sont très sensibles aux sensations : goût, texture, odeur ou bruit. Un aliment peut alors être difficile à supporter. 
  • Le besoin de routine joue aussi un rôle important. Vous pouvez préférer manger toujours les mêmes aliments ou les mêmes marques. 
  • Les repas peuvent être difficiles en groupe. Le bruit, les odeurs ou les interactions sociales peuvent devenir envahissants. 
  • Il peut aussi être difficile de reconnaître la faim ou la satiété, ou de mâcher et avaler certains aliments. 

Ces éléments peuvent rendre les repas stressants ou fatigants. 

Mes démarches / comment faire 

Vous pouvez commencer par observer ce qui vous gêne. 

Identifiez les aliments que vous acceptez et ceux qui posent problème. Essayez de comprendre si cela vient de la texture, du goût ou de l’environnement. 

Vous pouvez ensuite adapter votre environnement. Par exemple, manger dans un endroit calme, réduire le bruit ou utiliser des ustensiles adaptés peut faciliter le repas. 

L’introduction de nouveaux aliments doit se faire progressivement. Vous pouvez d’abord regarder l’aliment, puis le toucher, le sentir, et seulement ensuite le goûter. Il est important de ne pas vous mettre en difficulté. 

Vous pouvez aussi créer une routine. Des horaires réguliers et un cadre stable rendent les repas plus prévisibles. 

Chaque petit progrès compte. Il n’est pas nécessaire d’aller vite. 

À qui m’adresser ? 

Vous pouvez consulter un professionnel si : 

  • vous perdez du poids, 
  • ou vous ne mangez que très peu d’aliments, 
  • ou les repas provoquent un stress important. 

Plusieurs professionnels peuvent vous accompagner : 

  • un médecin pour vérifier votre santé, 
  • un diététicien pour adapter votre alimentation, 
  • un orthophoniste ou un ergothérapeute pour travailler la mastication ou les sensations, 
  • un psychologue pour réduire l’anxiété. 

À retenir

Les difficultés alimentaires sont fréquentes chez les personnes autistes. Elles sont liées aux sensations et au besoin de repères. 
Elles peuvent avoir un impact sur la santé et le quotidien. 
Un accompagnement progressif permet d’améliorer la situation. 

Ressources complémentaires


  • Vidéo Surpoids obésité chez la personne avec TSA – APHP :  
  • Vidéo Alimentation CHU Sainte-Justine :  
  • Vidéo TSA et alimentation toutes nos différences :  
  • Vidéo EDI formation sélectivité alimentaire :  
  • Vidéo de Joseph Schovanec au sujet de l’alimentation :  


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