
Suivre la scolarité au lycée d’un jeune avec un trouble du neurodéveloppement
Publié le 28/05/2026 - Modifié le 28/05/2026
Votre enfant entre au lycée ou y est déjà scolarisé ? Cette étape prépare la suite de son parcours : études supérieures, apprentissage ou emploi. Elle peut aussi soulever des questions sur les aménagements, l’orientation ou les examens.
Cette fiche vous aide à comprendre les dispositifs existants, à anticiper les démarches et à savoir qui contacter pour soutenir sa réussite scolaire.
Suis-je concerné ?
Cette fiche vous concerne si votre enfant présente un trouble du neurodéveloppement : autisme, trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH), troubles dys, syndrome de Gilles de la Tourette, trouble du développement intellectuel (TDI) ou autre TND.
Elle concerne tous les lycéens :
- en lycée général,
- en lycée technologique,
- en lycée professionnel,
- avec ou sans notification de la Maison départementale des personnes handicapées (MDPH),
- en inclusion individuelle,
- en unité localisée pour l’inclusion scolaire (ULIS),
- dans un dispositif d’accompagnement spécifique.
Comprendre l’essentiel
Le lycée est une étape importante. Le jeune affine ses goûts, découvre ses aptitudes et prépare son avenir.
Avec les bons appuis, un élève avec TND peut suivre sa scolarité, passer ses examens et construire un projet réaliste.
Anticiper les besoins dès l’entrée au lycée facilite l’adaptation et limite les ruptures de parcours.
Les différents parcours au lycée
Le lycée général et technologique
Le lycée propose trois grands types d’enseignements :
- un tronc commun de culture générale, scientifique et humaniste,
- des enseignements de spécialité,
- un accompagnement à l’orientation.
En voie générale, l’élève choisit 3 spécialités en classe de première puis 2 en terminale.
En voie technologique, les spécialités dépendent de la série choisie. Par exemple : management, agronomie, biochimie, hôtellerie, sanitaire et social, arts appliqués, développement durable…
Le lycée professionnel
Les lycées professionnels, aussi appelés lycées des métiers, accueillent de plus en plus de jeunes avec TND.
Ils proposent :
- des enseignements généraux,
- des enseignements pratiques en atelier, laboratoire ou chantier,
- des périodes de stage.
Ils préparent à un certificat d’aptitude professionnelle (CAP), un baccalauréat professionnel ou parfois un brevet de technicien supérieur (BTS).
Cette voie peut convenir à un jeune qui apprend mieux par la pratique ou qui souhaite entrer progressivement dans le monde professionnel.
Mes démarches : demander des aménagements
Les besoins d’un lycéen avec un trouble du neurodéveloppement peuvent évoluer au moment de l’entrée au lycée. Il est utile de faire un point dès la fin de la classe de troisième ou au début de seconde.
Si votre enfant a un projet personnalisé de scolarisation (PPS)
Le PPS se poursuit au lycée. Il est actualisé par l’Équipe de suivi de la scolarisation (ESS) pour assurer la continuité du parcours.
Cette actualisation tient compte :
- de l’orientation décidée en fin de collège,
- des nouveaux besoins,
- des aménagements nécessaires dans le lycée d’accueil.
Si votre enfant a un plan d’accompagnement personnalisé (PAP) ou un projet d’accueil individualisé (PAI)
Le PAP ou le PAI peut être maintenu au lycée, puis ajusté si les besoins changent.
Exemples d’aménagements possibles
Selon la situation, l’établissement peut prévoir, par exemple :
- emploi du temps allégé,
- temps de repos,
- repérage clair des lieux,
- supports visuels,
- consignes explicites,
- temps supplémentaire pour certaines tâches,
- espace calme en cas de surcharge sensorielle.
Un accompagnement par un accompagnant des élèves en situation de handicap (AESH) reste possible sur notification de la MDPH.
Des adaptations simples peuvent sécuriser le quotidien et favoriser les apprentissages.
Dispositifs spécifiques au lycée
ULIS lycée
L’unité localisée pour l’inclusion scolaire (ULIS) s’adresse aux élèves ayant des besoins durables en autonomie ou en apprentissages.
Le jeune suit les cours de sa classe de référence et bénéficie aussi de temps en petit groupe avec un enseignant spécialisé.
L’effectif est en principe limité à dix élèves maximum.
Les ULIS existent en lycée général, technologique, agricole et surtout en lycée professionnel.
L’orientation en ULIS relève de la commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées (CDAPH), via la MDPH.
Autorégulation
L’autorégulation soutient l’autonomie, les apprentissages et la gestion des émotions.
L’élève reste scolarisé dans sa classe ordinaire. Il peut rejoindre un espace dédié, calme et sécurisant, pour un accompagnement ponctuel.
Ce dispositif est encadré par une équipe pluridisciplinaire : enseignant, éducateurs spécialisés, psychologue, professionnels médico-sociaux.
Depuis la rentrée 2024, l’autorégulation se développe au collège et au lycée pour différents TND.
Pour en savoir plus
- Autorégulation au lycée (cahier des charges)
- Vidéo explicative youtube
- Téléchargez la fiche pratique « Qu’est-ce que l’autorégulation ? » Handicap.gouv.fr (présentation du dispositif + vidéos explicatives)
Accompagnement médico-social
La scolarité peut aussi être soutenue par :
- un service d’éducation spécialisée et de soins à domicile (SESSAD) : apporte un soutien spécialisé aux enfants et adolescents handicapés dans leur milieu ordinaire de vie et d’éducation ainsi qu’à leurs familles. Il est également destiné à favoriser la montée en compétence des équipes pédagogiques et à maintenir la place de la personne en milieu inclusif.
- un établissement médico-social (EMS) : scolarisation possible dans l’unité d’enseignement d’un EMS, avec soins, rééducations et formation professionnelle,
- des soins en cabinet ou à domicile.
Ces dispositifs peuvent éviter l’isolement et renforcer les chances de réussite scolaire.
Baccalauréat : aménagements d’examens
Un lycéen avec TND peut demander des aménagements pour les épreuves du baccalauréat.
Les aides possibles peuvent être cumulées. Par exemple :
- temps supplémentaire,
- adaptation de l’épreuve,
- aide d’un secrétaire ou d’un preneur de notes,
- appui de l’AESH si autorisé,
- matériel adapté,
- salle séparée.
Les candidats peuvent aussi demander la conservation de certaines notes pendant cinq ans.
Les aménagements accordés doivent rester cohérents avec ceux utilisés pendant l’année scolaire.
La demande se fait par dossier, selon le calendrier fixé chaque année par l’académie.
Il est conseillé d’anticiper dès l’automne de l’année concernée.
Orientation après le lycée
Le lycée prépare aussi la suite du parcours.
Selon le profil du jeune, plusieurs voies sont possibles :
- université,
- BTS,
- apprentissage,
- école spécialisée,
- insertion professionnelle accompagnée.
Les psychologues de l’Éducation nationale, les équipes du lycée et les partenaires spécialisés peuvent aider à construire ce projet.
Commencer tôt la réflexion permet de choisir une orientation plus adaptée.
À retenir
Le lycée est une étape clé pour préparer l’avenir.
Des aménagements scolaires existent.
ULIS, autorégulation et accompagnements spécialisés peuvent être mobilisés.
Les examens peuvent être adaptés. L’orientation se prépare progressivement.
- N° vert unique Information école inclusive : 0 805 805 110
- Pour les personnes sourdes ou malentendantes : composer le 0 800 730 123 du lundi au vendredi de 9h à 17h
- Réussir au lycée, Ministère de l’Éducation nationale et de la jeunesse
- Baccalauréat, Service-public.fr
- Adaptations et dispenses au baccalauréat général et technologique sur Eduscol
- Guide d’accompagnement du lycéen avec troubles du spectre de l’autisme, académie de Strasbourg
- Baccalauréat professionnel, Ministère de l’Éducation nationale et de la jeunesse
- Formation et insertion professionnelle des élèves en situation de handicap
- Circulaire sur la formation et l’insertion professionnelle des élèves en situation de handicap.
- Qu’est-ce qu’une Ulis ? (Mon parcours handicap)
- Ulis dans le premier et second degré (BO de l’Éducation nationale)

