Que sont les troubles de la communication ? 

Publié le 23/03/2026 - Modifié le 28/05/2026

Vous observez chez vous ou chez votre enfant des difficultés à parler, à comprendre le langage, à articuler clairement ou à utiliser le langage dans les échanges sociaux ? Vous vous demandez si cela peut être un trouble du neurodéveloppement et quelles démarches faire ? 
Cette fiche vous aide à comprendre les troubles de la communication tels qu’ils sont définis dans le DSM-5.  

Suis-je concerné ? 

Vous pouvez être concerné si vous ou votre enfant présentez : 

  • des difficultés à apprendre ou utiliser le langage, 
  • une parole difficile à comprendre, 
  • un bégaiement persistant, 
  • des difficultés à utiliser le langage dans les interactions sociales, 
  • des difficultés durables ayant un impact sur la scolarité, le travail, les relations sociales ou l’autonomie. 

Qu’est-ce qu’un trouble de la communication ? 

Dans le DSM-5, les troubles de la communication font partie des troubles du neurodéveloppement. 

Ils regroupent plusieurs troubles affectant : 

  • le langage (vocabulaire, syntaxe, discours), 
  • la parole (production des sons), 
  • la fluidité verbale, 
  • l’utilisation sociale de la communication. 

Ils apparaissent généralement dans l’enfance. 
Ils peuvent avoir un impact sur la vie quotidienne, la scolarité, les relations sociales et parfois la vie professionnelle. 

Les différents troubles de la communication 

Le DSM-5 distingue : 

  • le trouble développement du langage (TDL), 
  • le trouble du son de la parole (phonation), 
  • le trouble de la fluidité verbale apparaissant durant l’enfance (bégaiement), 
  • le trouble de la communication sociale (pragmatique), 
  • le trouble de la communication non spécifié. 

1. Trouble développement du langage (connu sous le nom de dysphasie) 

Le trouble du langage se caractérise par des difficultés persistantes à persister et à utiliser le langage, dans une ou plusieurs de ses dimensions : vocabulaire, construction des phrases, organisation du discours. 
Les performances sont nettement inférieures à celles attendues pour l’âge. 

Quelles sont les manifestations possibles ? 

On peut observer par exemple : 

  • un vocabulaire limité pour l'âge, 
  • des phrases très courtes ou mal construites, 
  • des difficultés à comprendre des consignes un peu complexes, 
  • un discours difficile à suivre ou à organiser. 

Quels sont les impacts possibles ? 

Les difficultés ont un impact sur la communication quotidienne et les apprentissages : 

  • la compréhension en classe, 
  • l'expression orale (prendre la parole, participer en classe, dialoguer), 
  • les apprentissages scolaires (lecture, écriture), 
  • les échanges avec les autres enfants ou les adultes. 

Elles ne s’expliquent pas par une déficience intellectuelle, une perte auditive ou une autre cause médicale. 

 2. Trouble des sons de la parole 

Ce trouble concerne des difficultés persistantes dans la production des sons. 
La parole peut être : 

  • difficile à comprendre, 
  • imprécise, 
  • inadaptée à l’âge. 

Ces difficultés gênent la communication et les interactions sociales. Elles ne s’expliquent pas par une anomalie anatomique, neurologique ou sensorielle. 

Le trouble de la phonation correspond à des difficultés persistantes à produire certains sons du langage, ce qui rend la parole difficilement compréhensible pour l'entourage. 

Il ne s'agit pas seulement de « petites erreurs de prononciation » passagères, mais de difficultés importantes qui se prolongent au-delà de l'âge où ces erreurs devraient avoir disparu. 

Quelles sont les manifestations possibles ?

On peut observateur : 

  • des sons remplacés par d'autres (par exemple « tatouage » pour « gâteau ») ; 
  • des sons omis ou déformés ; 
  • un discours globalement peu compréhensible pour les personnes qui ne connaissent pas bien l'enfant.  

Quels sont les impacts possibles ?

Ces difficultés peuvent entraîner : 

  • des incompréhensions fréquentes ; 
  • des frustrations dans la communication ; 
  • une gêne dans les échanges avec les paires ; 
  • parfois une difficulté à apprendre à lire et écrire correctement certains fils.  

3. Trouble de la fluidité verbale (bégaiement) 

Ce trouble se caractérise par des perturbations de la fluidité et du rythme de la parole qui dépassent les « hésitations » habituelles. 
Ces difficultés entraînent une gêne dans la communication et peuvent provoquer une souffrance importante. 

Quelles sont les manifestations possibles ?

On observe, de façon persistante : 

  • des répétitions de sons ou de syllabes (« pa‑pa‑pa‑papa »), 
  • des prolongations de sons, 
  • des blocages (impossibilité temporaire de commencer un mot), 
  • parfois des tensions physiques ou des mouvements associés (clignements des yeux, grimaces, gestes). 

Quels sont les impacts possibles ?

Le bégaiement peut : 

  • rendre la parole difficile, notamment dans certaines situations (lecture à voix haute, prise de parole en public), 
  • entraîner une gêne ou une anxiété à parler, 
  • impacter la confiance en soi, la scolarité ou la vie professionnelle.  

4. Trouble de la communication sociale (pragmatique) 

Le trouble de la communication sociale (pragmatique) concerne l'utilisation du langage dans les interactions sociales. 
La personne a des capacités de langage (vocabulaire, phrases) globalement suffisantes. Elle a cependant du mal à utiliser la communication de manière adaptée au contexte et à l'interlocuteur. 

Quelles sont les manifestations possibles ?

On peut observer : 

  • des difficultés à utiliser la communication à des fins sociales (saluer, prendre part à une conversation, partager des informations de manière adaptée), 
  • des difficultés à adapter sa façon de parler selon la situation (parler de la même manière à un adulte et à un camarade, utiliser un langage trop formel ou au contraire trop familier), 
  • des difficultés à suivre les règles de la conversation (attendre son tour pour parler, rester dans le sujet, reformuler si l'autre n'a pas compris), 
  • des difficultés à comprendre ce qui n'est pas dit explicite (sous‑entendus, humour, ironie, expressions imagées).  

Quels sont les impacts possibles ?

Ces difficultés peuvent entraîner : 

  • des malentendus fréquents, 
  • des difficultés à se faire des amis ou à maintenir des relations, 
  • des difficultés d'intégration scolaire ou professionnelle.

Ces difficultés ont un impact sur les relations sociales ou scolaires. 

Le DSM-5 précise que ce trouble ne doit pas être mieux expliqué par un trouble du spectre de l’autisme.  

Quels signes peuvent alerter ? 

Un problème de communication peut être évoqué lorsque : 

  • les difficultés de langage, de parole ou de communication sociale sont présentes depuis l’enfance, 
  • ces difficultés sont plus marquées que chez les enfants du même âge, 
  • elles ont un impact sur les apprentissages, la vie scolaire, les relations avec les autres ou la vie professionnelle, 
  • elles persistent malgré les apprentissages, 
  • la personne évite de parler par gêne ou par peur de ne pas être comprise.  

À qui m’adresser ? 

  • Médecin traitant : premier repérage et orientation. 
  • Pédiatre : suivi du développement. 
  • Orthophoniste : évaluation et prise en charge du langage et de la parole. 
  • Neuropédiatre ou pédopsychiatre : évaluation complémentaire si nécessaire.
  • Plateforme de Coordination et d'orientation (PCO)

À retenir

Les troubles de la communication font partie des troubles du neurodéveloppement dans le DSM-5. Ils concernent le langage, la parole, la fluidité ou l’usage social du langage.
L’impact fonctionnel est un critère essentiel.
Une évaluation permet de proposer un accompagnement adapté.

Ressources pour aller plus loin

  • C'est quoi la dysphasie ? Roncq : Logopouce, 2023. 8 min 02 s. :   
  • RIGUET Alexandra; MONTEIRO Marie; TRHIN-VAN Pascal. La dysphasie : les mots au vol. Paris : FFDYS - Fédération française des Dys, 2024. 39 min 16 s.   
  • ARDANOUY Estelle. Tour d’horizon sur la remédiation du Trouble Développemental du Langage (TDL) ou dysphasies. Paris : FFDYS -Fédération française des Dys, 2025. 27 min. 03 s.  

Pour les professionnels de santé

Pour les professionnels de la petite enfance

Pour les familles

La campagne « Agir Tôt », réalisée en partenariat avec l’ANECAMPS, a pour objectif d’informer les familles et de les encourager à consulter leur médecin lorsque le comportement ou le développement de leur enfant les interroge. 

Des films d’animation présentent, de manière simple, différents signes d’alerte possibles. L’ensemble de ces films est accessible sur le site agir-tot.fr 

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